Le 3 novembre s'ouvre l'exposition au palais de Tokyo, à Paris. L'opération dure un mois. Pour mobiliser les artistes et attirer le public, le dispositif médias s'élargit encore et vise désormais une cible plus grande : les citadins de moins de trente-cinq ans plutôt adeptes des arts, notamment de la photographie.
Le discours, cette fois, est plus proche de celui d'une communication événementielle.
La signature est Hypegallery, le logo HP étant toujours absent. Le plan en presse magazine s'ouvre à de nouveaux titres, le réseau d'affichage et de cartes postales s'étend. « La prise de parole de l'événement touche aussi quelques événements comme le Festival des Inrocks, où sont projetés des courts-métrages, et des galeries d'art », ajoute Cédric Chambaz.
Dès lors, l'exposition voit affluer les créations originales grâce aux impressions du matériel HP. Les imprimantes et une affiche aux couleurs de la marque sont finalement les seules présences commerciales de HP pendant cette opération.
Un mois durant, le palais de Tokyo a accueilli 32 500 visiteurs et exposé plus de 2 500 artistes, soit des chiffres supérieurs aux prévisions. C'est également le cas pour les retombées presse dont a bénéficié Hypegallery. Le concept de l'opération sera d'ailleurs exporté dans d'autres pays, notamment en Asie. Enfin, et ce n'est pas le moins important, les enquêtes réalisées après l'opération révèlent une « évolution particulièrement significative » de l'image d'HP auprès des professionnels.